Organisateurs
Journée organisée par Jacques Sédat et Sophie de Mijolla-Mellor avec le concours de l’Ecole Doctorale recherches en Psychanalyse de l’Université Paris 7-Denis Diderot
Argument
On partira des travaux qui ont été menés par les diverses sociétés de psychanalyse en Europe dans le but de tenter d’apporter une réponse argumentée à la volonté des pouvoirs publics de réglementer l’exercice de la psychanalyse. Cette rencontre se veut un temps réflexif en commun, non pour proposer de nouvelles solutions mais pour analyser d’un point de vue critique et historique celles qui ont été préconisées, faire le point de nos différences, voire de nos divergences face à une interrogation partagée. Il ne s’agira pas de reposer une fois de plus les questions fondamentales propres à la relation entre psychothérapie et psychanalyse ou de se demander si le coefficient de "scientificité" de la psychanalyse en fait ou non un objet pertinent pour ceux qui veulent s’en instituer les "évaluateurs".
On s’interrogera en revanche aussi bien sur la dimension historique, sociologique, politique et anthropologique qui peut permettre de rendre compte des différentes "solutions" qui ont été trouvées que sur les reconfigurations internes des relations entre les Ecoles de psychanalyse dans les différents pays auxquelles la menace commune d’une perte identitaire a pu ou non conduire. L’objectif de cette rencontre est multiple en ce qu’il questionne tant d’éventuels particularismes nationaux (par exemple cette "psychanalyse à la française" que désignent volontiers nos voisins anglo-saxons) qu’une évolution européenne cette fois ci dont la variété apparaît tout autant nécessaire à souligner que les éventuels rapprochements.
Intervenants
Claus Dieter Rath, Roberto M.Goldstein, Nicolas Gougoulis, Sylvain Gross, Maria Clara Lucchesi Palli, Alain de Mijolla, Sophie de Mijolla-Mellor, Michelle Moreau-Ricaud, Rémy Potier et Jacques Sédat
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