L’esprit du temps
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L’Intimité profonde
Tel est le terme utilisé par le Docteur Charbonnier, médecin anesthésiste à la clinique St Jean à Toulouse, de retour d’un congrès ayant pour thème « les expériences de mort imminente » pour nommer la persistance d’un état de conscience après l’arrêt de l’activité cérébrale.

En 1944, Jung à la suite d’un infarctus, manque de mourir et fait l’ expérience de cette « intimité profonde ».

Voilà ce qu’il en dit : « Tout ce qui se produit dans le temps y était concentré en une totalité objective. Rien n’était plus séparé dans le temps ni ne pouvait être mesuré par des concepts temporels… Il y aurait ce qui n’aurait pas commencé , ce qui serait le présent le plus clair et ce qui serait déjà terminé et pourtant tout cela serait un. Le sentiment ne pourrait saisir qu’une somme, une étincelante totalité en laquelle est contenue l’attente de ce qui va commencer, tout aussi bien que la surprise de ce qui vient de se produire et la satisfaction ou la déception quant au résultat de ce qui s’est passé ».

Coll. Témoins Gallimard
C. Jung, Ma vie,
p. 338